A la découverte de la montagne

Le CEHRESO et le DAMMIE majeurs se sont joints pour organiser un week-end montagne du 10 au 12 février dernier.

Dix usagers ont ainsi pu se rendre à Cadéac dans les Hautes-Pyrénées, au centre de vacances d’Artigues, pour pratiquer les sports d’hiver. Parmi ces jeunes, dont une majorité sont issus du DAMMIE mineurs, huit n’avaient jamais vu la neige auparavant !

Ils ont pu découvrir le ski alpin sur la station de Peyragudes et faire une randonnée en raquettes le lendemain jusqu’à la cabane du docteur pic, lieu mythique pour les amoureux de la montagne.

Certains ont laissé une trace de leur passage sur le livre d’or de la cabane, tous ont souffert pour y arriver mais ont été récompensés de leurs efforts par un cadre magnifique.

Petit déjeuner des entreprises à l’ESAT CART’ SERVICES

Le 31 janvier 2017, l’équipe de l’ESAT a accueilli les entreprises clientes  pour « un petit déjeuner rencontre ». Comme l’a rappelé Joël Follet Directeur de l’ESAT, lors de l’accueil de la dizaine d’entreprises  présentes : il s’agit  par ce temps d’échanges de passer progressivement d’une «culture clientèle » à une « culture partenariale », c’est-à-dire de mieux se connaître pour aborder et construire ensemble de nouvelles coopérations. Pour cela, Joël Follet, Bruno Conti (cadre technico-commercial), puis Hélène Garrigues  (psychologue du travail) ont décliné quelques-unes des spécificités de l’ESAT, ses missions, son fonctionnement et les logiques qui déterminent ses  rapports aux entreprises.

L’ESAT  CART’ SERVICES  compte 60 travailleurs en situation de handicap (50 ETP) encadrés par une équipe pluridisciplinaire de 13 professionnels. Une double mission incombe à l’ESAT :

  • D’une part répondre aux  commandes  des clients en fournissant des prestations de qualité dans des temps contraints et exigeants (conditionnement, assemblage, emballage, logistique, étiquetage, propreté…)
  • Et simultanément proposer un accompagnement médico-social et éducatif permettant à chaque personne de s’épanouir, de  trouver sa place  et de s’intégrer.

Ce double enjeu est exigeant, puisque l’accompagnement médicosocial de chaque personne, comme les aménagements des postes de travail aux spécificités de chaque travailleur doivent être compatibles avec les exigences de rendement et de productivité des entreprises clientes.  Dit autrement, si le cadre et les postes de travail  sont adaptés aux spécificités des personnes handicapées, si leur handicap est pris en compte au quotidien,  il n’en demeure pas moins que les productions de l’ESAT doivent égaler les performances d’une entreprise et de salarié ordinaire et répondre aux attentes des différents clients. C’est d’ailleurs ces  garanties de qualité de production,  d’accompagnement et de soutien des personnes que les entreprises clientes apprécient et créditent.
« Ces filtres» sont pour elles essentielles à la réussite de ces coopérations et rendent possibles et crédibles la reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE) pour un certain nombre de ces travailleurs ainsi que parfois leur l’intégration en milieu ordinaire .
C’est en tous cas cette démarche qui anime et motive l’équipe de l’ESAT : tout faire pour qu’au-delà des différences, les compétences de chacun soient reconnues, considérées et valorisées. Le relevé minutieux des besoins de formation de chacun, appuyé de l’avis concerté des différents acteurs (moniteur d’atelier, entreprise)  permettent la mise en place d’une dynamique d’apprentissage et de formation favorable à ces ambitions. Sensibiliser les acteurs de l’entreprise à ces problématiques, changer les regards, faire évoluer les représentations, tisser des liens, construire avec la variété des acteurs sont quelques-uns des ressorts de cette dynamique.
Faisant écho aux mêmes enjeux, les présentations de duoday  puis celle de Sauvegarde-Fonds de Dotation  ont clôturé cette matinée animée et riche en perspectives et  coopérations.

 

Réunion de Constitution de SAUVEGARDE-FONDS DE DOTATION, le 30 janvier 2017.

Depuis plusieurs mois déjà, une équipe resserrée de Sauvegarde prépare la réactivation du fonds de dotation Sauvegarde. Créé en octobre 2011, il est cependant resté  inactif ces dernières années. La fusion de ses associations fondatrices ainsi que la réorganisation de Sauvegarde en 2015 ont en effet, non seulement nécessité de refondre ses statuts mais également de repenser sa philosophie. Dans cette perspective, des rencontres avec les acteurs de la société civile et de l’entreprise se sont multipliées au cours de l’année 2016.

Il s’est agi d’échanger et d’établir des liens  avec des acteurs susceptibles d’investir et de partager cette initiative. Le 02 décembre 2016 à Moirax, la soirée «partenaires et acteurs de Sauvegarde » a inauguré le lancement de cette dynamique, elle s’est poursuivie le 30 janvier, par la réunion de constitution  de « SAUVEGARDE-FONDS DE DOTATION ». Une quinzaine d’entreprises étaient représentées et sont aujourd’hui engagées dans ce groupe de travail et de pilotage.
Après avoir rappelé son histoire par le président de Sauvegarde, M.Daniel PAGOTTO, son cadre institutionnel par le Directeur Général M.Bertrand FAURE, M.François COURTINE (administrateur) a présenté les enjeux du fonds de dotation Sauvegarde et les soubassements de sa démarche.  Ainsi, le fonds de dotation Sauvegarde propose une démarche de soutien aux projets qui engage et implique : il s’agit en effet de s’éloigner, voire même de rompre avec une approche bienfaitrice de l’action sociale, pour s’inscrire dans une dynamique d’échanges, d’interconnaissances et de coopérations. Si les problématiques liées à l’exclusion, aux handicaps  sont depuis longtemps le domaine bien « gardé » de quelques spécialistes,  elles peuvent concerner, sous différentes déclinaisons, l’ensemble des acteurs de la société. Aussi, c’est autour de questions communes, d’intérêts et de projets singuliers, à des places et dans des logiques différentes, qu’il s’agit de se mobiliser ensemble.

« Rassembler pour innover», c’est sortir de « l’entre soi », pour créer ou renforcer des liens et des partenariats durables avec les acteurs variés du territoire, élargir les coopérations, multiplier les regards, conjuguer les cultures et les compétences et ainsi pouvoir agir ensemble et autrement, au service d’objectifs mutualisés et concertés.
Chacun en a convenu : cette démarche est ambitieuse et stimulante, elle nécessite du temps, et des fondations solides. Pour cela, il faut éviter de brûler les étapes, et engager dès à présent un travail de fond, qui permette une connaissance mutuelle et l’émergence de problématiques, d’intérêts et ou projets  convergents.

Dans cette perspective, rendez-vous est pris avec les entreprises partenaires le 13 mars 2017.