PARTAGER DES PASSIONS COMMUNES VENUES POURTANT DE SI LOIN.

Le 03 Octobre dernier, à l’initiative conjointe de M.FAURE et de M.Michel BEUCHET, directeur Régional de la Société Générale, le DAMMIE, associé au CLUB DE CRICKET de Damazan, a organisé la journée Citizen de notre partenaire. La Société Générale organise en effet chaque année une journée citoyenne à l’intention de ses collaborateurs en les immergeant dans les activités d’une association à vocation humanitaire, sociale,  culturelle ou sportive. Le choix a donc été arrêté cette année sur la rencontre avec les usagers d’un des services de  SAUVEGARDE dans le cadre d’une activité sportive pratiquée par un certain nombre de ceux-ci mais méconnue du grand public. Une quinzaine de jeunes Mineurs Non Accompagnés pris an charge au DAMMIE, peuvent pratiquer ce sport au sein du club de Damazan dans le cadre de leur prise en charge éducative.

Ce club, dont les responsables, nous avaient contacté dès 2014 après avoir appris que de jeunes pakistanais vivaient à AGEN, ont trouvés au DAMMIE des jeunes gens déjà expérimentés aux règles et à la pratique du cricket, sport national dans leur pays d’origine. Nos jeunes usagers ont quant à eux retrouvé là un jeu très en lien avec leurs racines, leurs jeux quotidiens sur des terrains mais aussi dans les rues et une des langues (l’anglais) de l’environnement de leur enfance.

Notre proposition consistant en l’organisation, à la salle des fêtes de Damazan d’un repas aux couleurs et saveurs de l’Inde, suivi d’une formation rapide aux règles et organisation du jeux avant d’aller sur le terrain tout proche (près du camping et du Lac) pour bénéficier de 2 heures d’entrainement et d’un match en situation réelle sous la conduite de Gagan SINK le capitaine et entraineur du club. Le président fondateur du club, J.Claude RIEUDEBAT, nous a accueillis dans son fief avec une chaleur toute gasconne entouré de ses partenaires de club, anglais pour la plupart.

Le repas était préparé par Gagan SINK et son épouse, servi par la Team DAMMIE. L’entrainement a été suivi assidument par les 60 collaborateurs de la Société Générale ainsi que par les membres de l’équipe éducative rejoignant les usagers qui à leur tour dispensaient force, conseils et encouragements. Ceux-ci mettant en valeur leurs compétences pour la pratique d’un loisir de gentlemen.

L’après-midi a ainsi réuni et fait se rencontrer un groupe de salariés visiblement heureux de goûter à ce moment de détente et de convivialité et nos usagers ravis de nous faire découvrir leur sport favori.

Ambiance simple et ludique. Une fresque peinte sur place a permis d’exprimer les ressentis et émotions du moment. Elle fut divisée en 6 tableaux qui iront orner les couloirs et bureaux de nos locaux et des agences bancaires de la région. Un goûter made in English nous fit oublier le Brexit  avant la remise, par M. BEUCHET d’un chèque d’un montant de 2 500€ à Madame Nadine BOISSIE, vice-présidente de SAUVEGARDE. Ce fond étant dédié à l’achat d’équipements sportifs pour les prochains locaux que le DAMMIE devrait pouvoir investir prochainement rue Joseph BARA à Agen.

Un bureau nomade pour aller plus loin !

 

 

Par Charlélie Chapy

Les besoins des territoires et de la jeunesse étant en perpétuelle évolution le service de prévention spécialisée se doit d’innover afin d’apporter des réponses institutionnelles et éducatives.

La prévention spécialisée est amenée à intervenir sur les territoires dits ruraux. En effet les politiques sociales, les financeurs et les problématiques de la jeunesse font que la prévention spécialisée n’est plus cantonnée à intervenir spécifiquement sur les quartiers politique de la ville.

Depuis juillet 2018, le service de prévention spécialisée intervient sur la première couronne de l’agglomération d’Agen par la présence d’un éducateur spécialisé.

Cette intervention s’est mise en place à la suite de constats apportés par les différents professionnels des territoires lors du CISPD. Le service de prévention spécialisée a entendu les besoins de ce territoire et essaye d’y répondre par une intervention innovante et concrète pour la jeunesse.

Un éducateur, Charlélie Chapy, intervient donc à temps plein sur 5 communes de l’agglomération agenaise. Afin de répondre aux mieux aux besoins de chaque territoire, l’éducateur va tout d’abord réaliser un diagnostic de territoire en se rapprochant des différents partenaires et des jeunes. Ce diagnostic a pour objectif d’être un socle commun à tous les travailleurs en lien avec la jeunesse pour avancer ensemble.

Ces territoires étant espacés, la notion de mobilité, de repérage ont été questionnés par l’équipe. Pour répondre à cette problématique, l’éducateur spécialisé est doté d’un minibus dont l’arrière est aménagé en espace d’accueil afin de se déplacer sur les différentes communes et d’être sur le long terme un lieu repéré par les jeunes.

L’intervention de l’éducateur va évoluer selon les difficultés, les besoins repérés et son travail quotidien sur les différents territoires.

La prévention spécialisée au cœur du développement local

 

 

Par Nadine JAHAN, Valérie HERMET, Carole CANADINHAS

 

Outre notre travail de rue quotidien, nos différentes actions sur l’espace public ont pour objectifs de tisser et/ou de parfaire les liens. Cela nous permet aussi de mettre en place une présence active sur le territoire qui vise à soutenir les jeunes, les habitants, les associations, les collectivités territoriales. Aussi, notre service favorise l’inscription des jeunes dans un projet collectif afin de les rendre acteurs de leurs projets, leur permettre de découvrir un environnement différent et de se confronter à d’autres modèles d’influences.

Quelques exemples contemporains ! ÉTÉ 2018, c’est par ici…

TIME OFF PARTY  (16-25ans) Soirée dansante organisée par la municipalité de Villeneuve-sur-Lot.

 Notre service y participe à 2 niveaux :

1- Associé au service du CSAPA de SAUVEGARDE et accompagné de quelques jeunes, l’action est de tenir un stand de prévention des risques. Ce travail en commun a pour objectifs de se rencontrer, de créer du lien, d’échanger, de sensibiliser, d’informer, d’orienter…

2- Présence sociale : « Faire la passerelle entre le dedans – dehors ». Certains ne se sentent pas concernés par ce type de manifestation. Notre mission « d’aller vers » nous permet de faire lien et de faire en sorte que les représentations que les uns ont sur les autres tombent. Notre travail de partenariat avec le service jeunesse de la mairie nous permet de rester vigilants afin que cette action soit accessible à tous.

PIQUE-NIQUE HEBDO en mode Auberge Espagnole (Familles et Habitants)
Moments co-organisés avec quelques habitants des quartiers Marot/Marès.

Notre présence régulière sur nos différents territoires d’intervention nous amène à être en lien régulier avec certaines familles. L’idée de prendre part à ce type de moments partagés a été impulsée par l’équipe au début de la période estivale. Cependant, cette mini fête des voisins imaginée chaque mardi soir a bien été relayée par les enfants et leurs familles. Cela permet des rencontres, de nombreux échanges et un travail éducatif autour notamment de la notion de parentalité.

BATTLE DE DANSE (tout public)
Manifestation organisée par la marie de Villeneuve-sur-Lot

Ici, trois niveaux d’implication pour le service de prévention spécialisée

1- Participation sur la journée complète en présence de 3 jeunes pour la mise en place et le rangement de l’évènement en partenariat avec l’Enfance Jeunesse.

2 et 3 – Comme pour « Time Off Party » : Partenariat étroit avec le service CSAPA de SAUVEGARDE et toujours accompagnés des jeunes pour tenir le stand de Prévention. Présence sociale à l’intérieur et aux abords de la manifestation.

FÊTE DE QUARTIER Maison des jeunes des Fontanelles (familles, jeunes, enfants, habitants…)
Manifestation organisée par la marie de Villeneuve-sur-Lot

Deux niveaux d’implications : Dès le début de la journée, notre présence nous a permis de participer à l’intégralité de sa préparation.

1- Confection du repas avec les familles et le service d’animation

2- Présence sociale en soirée sur le site de la maison des Jeunes

 

Les évènements organisés sur l’espace public favorisent toujours plus notre inclusion sur nos différents territoires d’intervention. Ces manifestations ouvertes au plus grand nombre nous permettent également de rencontrer des habitants habituellement peu présents sur l’espace public mais aussi de favoriser la participation des publics que nous accompagnons ainsi que leur expression.
En effet pendre part au développement local en prenant appui sur l’existant ou en suscitant de nouvelles choses est un domaine où nous avons une place essentielle à prendre. Néanmoins, l’expression, l’engagement et la participation de certains jeunes les plus en rupture restent, disons-le, trop peu opérants. Disons qu’en tant que service de Prévention Spécialisée nous ne pouvons nous satisfaire de ce constat. C’est pourquoi, sur la base de notre connaissance des jeunes et de la relation singulière que nous tissons au quotidien avec eux, l’enjeu est d’importance si nous entendons d’essayer de réconcilier une société avec ses jeunes qu’elle ne comprend pas toujours et inversement d’ailleurs. Il ne s’agit pas d’être un « porte-parole » mais davantage de créer les conditions de la rencontre avec le monde des adultes, la collectivité, les décideurs (techniciens ou élus) mais aussi les conditions de l’expression et de la participation des plus fragilisés et des plus en difficultés.

 

 

Un partenariat avec les collèges.

    Par Stéphane BARROSO

Dans le cadre d’une démarche de prévention primaire auprès des jeunes collégiens dès leur entrée en 6ème. Le service a mené différentes actions au sein de certains collèges des territoires d’intervention.

L’objectif reste d’être connu et reconnu par le plus grand nombre d’ados pour qu’il puisse solliciter l’un d’entre nous si besoin.  La rencontre d’aujourd’hui sera peut-être un accompagnement demain.

L’équipe rentre dans les collèges car c’est le lieu où sont les jeunes, et c’est aussi le premier lieu de repérage des risques de marginalisation via entre autre le décrochage scolaire.

En fonction des éducateurs et des territoires les propositions d’intervention tant en forme qu’en contenu ont été différentes :

  • Café Philo,Présentation du service de Prévention Spécialisée,
  • Rencontre autour de la  Citoyenneté et de la laïcité,
  • Intervention ludique à propos des préjugés,
  • Paroles d’ados.

Pourquoi Parole d’ados ?

  • Permettre aux jeunes de pouvoir parler librement avec l’adulte
  • Être capable d’exprimer et argumenter ses opinions
  • Adapter son langage à son interlocuteur
  • Sensibiliser les jeunes aux situations quotidiennes qui peuvent les mettre en souffrance ou les interpeler (harcèlement, relations garçon/fille…)
  • Se faire repérer comme personnes ressources par le personnel du collège et par les collégiens
  • Médiation entre jeune et école
  • Participation à la vie citoyenne du collège.

Dispositif des Promeneurs du Net

 

 

Par Guylène TOULAYROU

 

Le Schéma Départemental des  services aux Familles du Lot-et-Garonne dans son axe 9 prévoit le déploiement du dispositif des Promeneurs du net.

La coordination du dispositif est assurée par le Service de Prévention Spécialisée de SAUVEGARDE.

Adhérer au dispositif, c’est prolonger ses missions via un nouveau moyen de communication et ainsi faciliter la relation avec les jeunes par :

  • Une connexion sur les réseaux sociaux environs 2h par semaine
  • La participation à des formations en lien avec les besoins repérés par les professionnels (éducation aux médias et à l’information, sexualité, droit à l’image…)
  • La participation à des temps d’échanges et d’analyses entre professionnels promeneurs du net sur la posture professionnelle et les problématiques repérées sur les réseaux sociaux.
  • Le bénéfice d’un réseau partenariat renforcé au fil des regroupements

Le Dispositif des Promeneurs du Net est proposé aux professionnels de la jeunesse :

  • animateurs (d’espaces jeunes, de centres de loisirs…)
  • éducateurs (de rue, de services à l’enfance…)
  • infirmiers (de l’éducation nationale ou encore du centre de planification et d’éducation familial)
  • assistants sociaux (hôpitaux, centre sociaux, collèges….)
  • conseillers en insertion professionnelle
  • Et tout professionnel en lien régulier avec les jeunes de 11 à 25 ans

 

LES PLUS-VALUES DES PROMENEURS DU NET  
Des Promeneurs du net formés Des Promeneurs du net référents Des Promeneurs du net partenaires
  • Aux réseaux sociaux
  • A l’éducation aux médias et à l’information (EMI)
  • A la psychologie de la jeunesse
  • Pédagogues
  • Intervenant en collèges, lycées, espaces jeunesses en sensibilisation des réseaux sociaux
  • Au plus proche des jeunes
  • En lien réguliers
  • Membres du réseaux des promeneurs
  • Dynamique partenariale renforcée et facilitée

 

LES PROFILS FACEBOOK DES PROMENEURS DU NET

 

Que ferions nous sans elle ?

 

 

Par Sophie AMBAL

C’est une lapalissade mais une secrétaire dans un service est indispensable, on ne s’en rend pas toujours compte parce que quand son travail est fait, rien n’est visible. Mais le jour où elle est absente, très vite, le constat est fait qu’elle est indispensable. Un service peut s’arrêter de fonctionner quand elle n’est pas là, du moins un certain temps. Et pourtant, autant de services différents dans l’association autant de secrétaire ou agent administratif différent. Si un service était un corps humain, la secrétaire en serait le sang qui y circule. Elle est là pour informer, organiser, expliquer, accueillir et transmettre. Elle est l’articulation entre son service et la direction générale. Elle est la personne ressource vers qui les travailleurs sociaux se tournent quand ils ont des questions ou des demandes.
La polyvalence dans le travail est essentielle pour pouvoir s’adapter aux différentes tâches qui lui incombent. Avoir le sens de l’écoute et de la discrétion sont aussi des qualités propres à sa fonction.

Une des particularités qui est celle du service est que la secrétaire a aussi la fonction de comptable. Cela permet une cohésion entre ces deux fonctions.

Et n’oublions pas celles qui tous les jours rendent nos conditions de travail plus agréables :

Mme Marie Christine Delmon et Mme Françoise Corcuera

Après la rue, la prévention spécialisée investit la route !

Par Serge AGRO et Cynthia AUJARD.

Titulaires récents du titre pro ECSR, dont la nouvelle réforme porte sur l’éducation à la  mobilité citoyenne. L’outil auto-école est pour nous un projet extrêmement enrichissant qui va nous permettre d’appliquer les bases de notre formation, axée sur une réflexion responsable et civilisée dans l’analyse de situations plutôt qu’uniquement sur des capacités techniques. D’un point de vue pédagogique et compte tenu de la dimension humaine du projet,  nous aurons la possibilité d’apporter  une réponse adaptée au besoin de chacun. Nous pourrons fonctionner de manière classique mais aussi créer et mettre en place  des ateliers d’animation sur divers thèmes,  proposer des « mini stages »pour renforcer ou approfondir les acquis, identifier les difficultés rencontrées pour mieux y remédier. Ceci en groupe restreint, et toujours dans la valorisation de chaque individu. Nous travaillons en étroite collaboration avec les éducateurs  qui utilisent (s’approprient) cet outil afin de mener à bien leur mission auprès du public qu’ils accompagnent.

INFO: L’auto-école SAUVEGARDE est fière d’annoncer l’obtention de son premier diplôme code de la route. Toutes nos félicitations au jeune villeneuvois accompagné par le service de Prévention Spécialisée.

L’accompagnement en prévention spécialisée, c’est quoi ?

 

 

 

Par Lola GAGNE et Marina BROUSSE

L’accompagnement éducatif

L’accompagnement éducatif individuel en prévention spécialisée : Il s’agit pour les éducateurs d’établir une relation de confiance avec les jeunes afin qu’ils acceptent d’être accompagnés vers la résolution de leurs difficultés. Il y a nécessairement une forme de bienveillance et d’écoute dans la posture de l’éducateur, ce qui permet au jeune d’adhérer à l’accompagnement.

Voilà bientôt deux ans que nous intervenons sur le secteur du centre-ville d’Agen. Il  nous est rapidement apparut que les accompagnements sur ce territoire avaient une certaine spécificité. En effet, la majorité des jeunes que nous accompagnons sur le centre-ville sont des jeunes sortants du dispositif de la protection de l’enfance. Ce sont des jeunes majeurs, entre 18 et 21 ans, anciennement placés en foyer ou en famille d’accueil qui n’ont pas bénéficiés de contrat jeunes majeurs. Ces jeunes présentent des problématiques multiples qui nécessitent un accompagnement intensif et singulier. Notre mission est de sortir ces jeunes de leur isolement et de leur détresse. Pour qu’un accompagnement voie le jour, il faut au préalable instaurer une relation de confiance qui, en fonction du jeune, peut mettre du temps. Une fois que le jeune est prêt à adhérer à un accompagnement, l’éducateur va faire tout un travail d’orientation vers les partenaires compétents et adaptés à la situation du jeune. L’éducateur de prévention peut pratiquer des accompagnements physiques et rester présents lors des divers rendez-vous proposés aux jeunes. Chaque accompagnement est personnalisé et individualisé, l’éducateur respecte le rythme d’évolution du jeune.

Afin de faire un lien théorie pratique accessible à l’ensemble des professionnels, il me paraît important d’exposer deux situations concrètes d’accompagnements faits sur le centre-ville.

S. jeune fille de 19 ans prise en charge par l’aide sociale à l’enfance depuis l’âge de 3 ans. S. a été placée en famille d’accueil de ses trois ans à ses 18 ans. Malgré le souhait de la famille d’accueil ainsi que de S, l’accueil a dû prendre fin peu de temps après les 18 ans de la jeune fille. S. bénéficiera d’une prise en charge jeune majeur de quelques mois. C’est l’ancienne famille d’accueil de S. qui prendre contact avec le service de prévention. Celle-ci dit être très inquiète quant à la situation actuelle de la jeune fille. Le service de prévention intervenant seulement à la demande du jeune concerné, nous avons pu conseiller la famille d’accueil et proposé qu’elle donne nos coordonnées à S.
S. finira par nous appeler quelques jours après. Elle se retrouve expulsée de son appartement car celui-ci a été squatté et détruit par un groupe de jeune, connaissances de S.
S. présente un certain nombre d’addictions et de mises en danger.

Situation famille O. Chaque année, nous faisons des interventions au sein du collège Chaumié auprès de toutes les classes de 5ième. Lors d’une de ces interventions, nous rencontrons W, nouvel arrivé sur le collège, qui semble très en demande d’un contact avec l’adulte. W viendra nous saluer tous les jours après nos interventions. Le dernier jour, W nous demandera si nous pouvons l’aider à obtenir des aides afin qu’il puisse s’inscrire au foot pratiqué au sein du collège. Nous lui donnons nos coordonnées afin que nous puissions organiser un temps afin de discuter de cela. W nous appellera plusieurs fois le soir même. Il finira par nous expliquer que la situation familiale est très compliqué en ce moment, mais que son papa ne souhaite pas en parler. La semaine suivant, nous proposons au jeune de venir le récupérer au domicile pour une sortie. Ce jour-là nous rencontrons la famille. Après que nous nous soyons présentés et présenté le service, le papa se confie. Il s’avère qu’il y a quelques mois, la mère, qui bénéficiait du droit de garde (parents divorcés), a quitté le domicile en laissant ses trois enfants livrés à eux même. Lorsque le père a su ce qu’il se passait, il est venu s’installer au domicile afin de s’occupe de ses enfants (Y 16 ans, W 13 ans et A 9 ans). La famille vit dans une grande précarité. Une mesure d’expulsion a été prononcée pour loyers impayés. Mr semble débordé par la situation et incapable de faire face. Il nous dira qu’il est accompagné par une assistante sociale de secteur mais qu’il ne va pas aux rendez-vous. Mr nous demande si nous pouvons l’aider.

De la rue…au chantier…

 

 

 

Par Eléonore BRICHE et Pierre LACOMBE.

 

Le travail de rue ou plus communément appelé la présence sociale reste un outil essentiel pour « aller vers » le public pour lequel les éducateurs du service de prévention spécialisée sont missionnés. Depuis Novembre 2016, deux nouveaux éducateurs interviennent sur le secteur Nord Est d’Agen. Afin de s’immerger au mieux sur ce territoire, le travail de rue a été réfléchi et adapté à la vie, aux habitudes de ce secteur. Cette démarche quotidienne permet aux professionnels d’aller vers le territoire et tout ce qui compose celui-ci. Quand nous allons à la rencontre de quelqu’un ceci doit être pensé.

En effet, le travail de rue se fait différemment selon les objectifs, le but mais aussi la posture professionnelle de chacun. Concernant ce territoire, les éducateurs ont essayé de mettre une régularité sur le temps et l’espace afin d’être repérés par le plus grand nombre de personnes. Avant chaque départ en travail de rue, les éducateurs se questionnent sur quels parcours prendre, quels lieux stratégiques visés…

TRAVAIL DE RUE :

Quels objectifs ?

  • Être repérer
  • Observer
  • Aller vers le public / le territoire

Comment ?

  • Seul / Plusieurs
  • En marchant ou en s’arrêtant à certain endroit stratégique


Ce travail de rue quotidien et régulier nous a permis de rencontrer des jeunes pour par la suite constituer un groupe afin de créer un séjour éducatif. Le travail de rue n’est-il pas l’outil qui permet de rencontrer l’autre d’égal à égal et de faciliter la création d’une relation ? Ce travail d’immersion par la présence sociale, a permis aux éducateurs du service de prévention de créer un groupe de jeunes afin d’envisager un chantier éducatif. En partenariat avec le pôle jeunesse du centre social maison pour tous de la Masse, nous sommes donc partis dans le pays basque avec un groupe de 14 jeunes dans une ferme pédagogique. Au cours de ce séjour, nous avons pu par le biais des différentes actions menées sur les temps de vie quotidienne et au cours de plusieurs activités, consolider le travail effectué tout au long de l’année lors des temps de présence sociale.

Ce camp avait notamment pour objectifs d’amener les jeunes à l’extérieur du territoire, profiter d’une dynamique de groupe pour créer du lien ou amplifier la relation éducative auprès des jeunes et de renforcer les liens déjà existant avec le centre social qui est un acteur majeur du territoire. A la suite de cette action, nous revoyons les jeunes présents lors de nos temps de présence sociale, ce qui nous a permis d’échanger avec eux sur le camp et sur leurs envies de reconduire ce projet. Nous pouvons donc affirmer que la rencontre s’est faite lors du travail de rue, la relation de confiance est la répercussion du chantier éducatif, ce qui permettra à la relation éducative de ce construire sur le long terme.