Prise en charge atypique pour enfants en mal de soins

L’UPAES est régulièrement confronté à la difficulté pour les assistants familiaux d’accueillir ces enfants « patates chaudes », « atypiques », « incasables », « difficiles », bref, ceux qui ne trouvent pas leur place dans un lien social qu’ils vivent comme dangereux.

Nous sommes depuis quelques années dans l’obligation de faire appel à de nouveaux partenaires pour ne pas que l’accueil de ces enfants repose sur les seules épaules des assistants familiaux. D’autant que la complexité de la vie quotidienne avec eux les met rapidement sur « liste noire » et que les relais chez d’autres assistants familiaux deviennent difficiles à trouver.

Nous nous dotons également de nouveaux moyens. Les Ateliers d’Adèle (groupe d’activités manuelles mères-enfants, animée par une intervenante extérieure) qui fonctionnent maintenant depuis plusieurs années sur le service d’Agen ne sont plus à présenter, ni les ateliers Montessori pour les enfants en panne scolairement. Entre autres expérimentations, nous accueillons depuis le mois d’avril dernier une Technicien de l’intervention sociale et familiale dans notre équipe agenaise. Celle-ci permet de soutenir le travail auprès des familles. Nous faisons également appel à une intervenante en médiation animale pour proposer un travail individuel à ces enfants difficiles, dont les prises en charge dans les services de soins sont morcelées du fait du manque de place dans les institutions.

 

Laure DE BORTOLI, Psychologue

Les temps de formation

L’implication importante que le travail en service de placement familial demande à tous ceux qui participent à l’accompagnement des enfants dont nous avons la responsabilité, nécessite parfois d’ouvrir une fenêtre de respiration.

L’UPAES soutient très fortement les temps de formation afin de favoriser cette nécessaire prise de recul dans notre travail.

Ces formations peuvent avoir lieu en son sein, en 2014, la projection au cinéma Les Montreurs d’Images du film « A ciel ouvert » de Mariana OTERO, en 2015 l’intervention de Mr Guy Hardy sur « L’aide sous contrainte », en 2016 la venue de Mme Hélène DELTOMBE pour nous parler des « Questions posées par l’adolescence » et enfin en 2017 la journée de conférence animée par les membres du Réseau d’Intervenants en Accueil Familial d’Enfants à Dimension Thérapeutiques pour évoquer avec nous « La complexité de l’accueil familial ».

Elles peuvent également avoir lieu à l’extérieur du service, ainsi le 3 octobre quatre courageux sont partis à l’autre bout de la France pour assister au 27èmes Journée Nationales d’Etudes de l’ANPF à Saint-Malo. Sous le titre « Entre grand large et parcours côtiers : le placement familial peut-il répondre à tout ? » les intervenants ont dressé un état des lieux de la protection de l’enfance. Le constat est le suivant : l’hôpital psychiatrique n’ayant plus les ressources financières suffisantes, il revient au social de reprendre le flambeau. A chaque département de permettre aux services de protection de l’enfance d’innover afin de répondre aux besoins des enfants dont la place en psychiatrie ou en institution n’est plus assurée. Une table ronde « Prestations novatrices et fonctionnements adaptés en familles d’accueil » nous a permis d’entendre les acteurs de ces expériences décalées, qu’ils soient paysans, éducateur familial, éducateur en libéral ou infirmiers psychiatriques.

Ces deux journées se sont conclues sur les paroles d’une assistante familiale : « La création, l’invention, c’est notre bouée de sauvetage ».

 

Laure DE BORTOLI, Psychologue

 

Documents à télécharger :

MPM BLACHAIS – Une prise en compte des besoins fondamentaux ST-MALO 2018

G AVENARD – Besoins et droits de l’enfant en situation de handicap – ST MALO 2018

C SELLENET – Loi 2016 un changement majeur – ST-MALO 2018

JL NOUVEL – Faire équipage pour soutenir le développement de l’enfant – ST-MALO 2018

S EUILLET – Conceptions et pratiques de l’accompagnement – ST-MALO 2018

F FABRY- Quel sera le travailleur social de demain ? – ST-MALO 2018

 

Journée de fête à « Rogé »

Commençons par un premier constat : à quelques rares exceptions près, l’immense majorité des enfants accueillis à l’UPAES sont placés par le Juge des Enfants. C’est donc une mesure d’assistance éducative contrainte, pour laquelle l’équipe pluridisciplinaire cherche à obtenir une adhésion, tant de la part de l’enfant confié, que de sa famille. D’une mesure subie, l’objectif est de passer à une mesure comprise, voire acceptée. C’est un travail complexe et de longue haleine.

Chaque enfant confié au service vit dans sa famille d’accueil, accompagné par son éducateur référent dans son projet, dans le cadre instauré par l’ordonnance du magistrat. Le service représente symboliquement un tiers entre la famille de l’enfant et sa famille d’accueil. L’enfant peut s’y rendre pour un entretien avec son éducatrice, un suivi psychologique, un droit de visite avec ses parents, plus rarement pour un recadrage en cas de débordement.

Ce qui rassemble en premier lieu les enfants à l’UPAES, c’est cette condition souvent subie et douloureuse, puis parfois progressivement acceptée, d’enfants placés par la justice. Ceci parce que leur santé, leur sécurité ou leur moralité sont en danger, ou parce que les conditions de leur éducation ou de leur développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises. (Art. 375 du code civil).

Comment donc permettre aux enfants de se décaler, ne serait-ce qu’un moment, de cette condition d’enfant éloigné de sa famille et accueilli dans une autre dont c’est le métier ? Comment dédramatiser et véhiculer l’idée que le service, au-delà de son rôle de tiers garantissant le cadre institutionnel et judiciaire, puisse être aussi le lieu symbolique où se déroulent des moments agréables, conviviaux, festifs ?

Après une première expérimentation fructueuse le 20 septembre 2017 à Gavaudun, l’antenne de l’UPAES de Villeneuve a réitéré l’idée d’une journée de fête institutionnelle à Rogé le 4 juillet 2018. Par une belle journée ensoleillée, au programme, des Olympiades, entrecoupées d’une auberge espagnole. Les équipes, constituées d’enfants, d’éducateurs, d’assistants familiaux, du personnel administratif, se sont essayé au jeu du Molki, Kim Goût, Kim vu, tir à la corde, marche de l’œuf, course en sac et ventriglisse.

L’objectif ? Être ensemble, passer un agréable moment où une saine émulation a amené chacun à donner le meilleur de soi, dans une ambiance festive. Une centaine de personnes étaient réunies et les rires des enfants comme des adultes ont ponctué la journée. A l’issue, la participation de chacun a été récompensée par des pinatas remplies de petits cadeaux. Cela a été aussi l’occasion de faire la fête pour Isabelle, notre secrétaire, en départ vers une retraite bien méritée, après 44 années au service de l’association.

Pour conclure, un grand bravo aux enfants, petits et grands, qui ont permis que cette journée soit si réussie. Un grand merci aux assistants familiaux qui se sont prêtés au jeu avec un enthousiasme réel, sans parler de l’auberge espagnole qui a nécessité beaucoup de travail. Et pour finir un grand bravo à l’équipe éducative et à Virginie qui ont œuvré à une préparation de longue haleine, avec un engagement, un enthousiasme et une motivation communicatifs.

L’idée se confirme donc : au-delà de l’accompagnement du quotidien en famille d’accueil, du suivi effectué par les éducatrices, la dimension symbolique du service se retrouve dans ses actions collectives à l’échelle institutionnelle. Être accueilli à l’UPAES, c’est bien sûr être un enfant placé en famille d’accueil et éloigné pour plus ou moins longtemps de sa famille au quotidien. Mais c’est aussi parfois la possibilité d’être rassemblés pour vivre collectivement de bons moments entre enfants et adultes. Et de dépasser un instant, sans pour autant l’occulter, cette situation de placement.

Guilhem GIRONCE, Chef de Service PF Villeneuve-sur-Lot

Projection sur  » l’atelier théâtre ».

Le passage de l’adolescence est pour tout un chacun souvent difficile. Pour certains jeunes accueillis à l’UPAES, avec leur expérience du placement, l’équipe observe des difficultés parfois plus importantes dans la capacité à s’affirmer, à verbaliser ses émotions, à comprendre ses ressentis, à s’inscrire dans un groupe. Une faible estime de soi et un manque de confiance en soi et/ou en l’autre participent de ces difficultés.

L’atelier théâtre va permettre aux  jeunes, dans un espace de médiation éducative, de répondre à ces besoins. Créer une dynamique de groupe, travailler la question de la confiance et de l’estime de soi, apprendre à s’affirmer, être valorisé sont les objectifs poursuivis.

Lors des périodes de vacances scolaires, au fil de l’année, deux jours seront consacrés à cet atelier sous forme de stages, encadrés par un intermittent du spectacle et deux éducatrices à l’origine du projet. Onze jeunes volontaires participeront. La mairie de Bias prête gracieusement son espace multifonctionnel et nous l’en remercions.

A l’issue, et en fonction de la volonté des jeunes, un mini spectacle, en petit comité, pourra être organisé. Ça n’est pas une fin en soi, mais cela pourrait représenter une forme d’accomplissement.

 

Assises de la protection de l’enfance

Les 28 et le 29 juin 2018, quelques salariés de la sauvegarde ont pu participer aux 11ème assisses de la protection de l’enfance qui ont eu lieu à Nantes. Le thème de ces deux journées était : « Dans la famille je protège l’enfant, je voudrais tous ceux qui répondent à ses enfants »

Plusieurs  articles évoquent ces rencontres, vous trouverez les liens ci-dessous.

https://dubasque.org/2018/07/02/assises-de-la-protection-de-lenfance-bilan-en-demi-teinte-malgre-de-belles-rencontres/

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes-protection-de-l-enfance-tension-et-innovation-5852403

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/loire-atlantique-la-protection-de-l-enfance-sous-haute-tension-5832086

https://www.sosve.org/actualites/11eme-edition-assises-nationales-de-protection-de-lenfance-a-nantes/.

Nous avons pu à l’occasion de ces échanges découvrir des exemples de nouvelles pratiques innovantes en lien avec les différentes reformes de la protection de l’enfance de ces dernières années.

Vous trouverez  ci-dessous deux articles. Le premier pose le contexte dans lequel le travail social a évolué. Dans le second vous trouverez un article sur une nouvelle technique d’intervention venue du Québec et qui se développe de plus en plus en France : « l’approche médiation ». Cette approche permet  d’inclure les familles dans le travail d’accompagnement en utilisant des techniques de médiation familiale adaptées aux missions de protection de l’enfance. Enfin vous pourrez lire quelques lignes sur les pratiques de certains services favorisants la participation des bénéficiaires.

Soutien à la parentalité : construire des nouvelles alliances qui peuvent changer la donne.

Dans les années 80, il y a eu un changement dans le rapport avec les familles en lien avec des études (cf. Myriam DAVID le mal du placement) et les éléments économiques. De ce fait les pratiques sont passées de la substitution à la suppléance, il est désormais important de regarder où sont les potentiels des familles.

Depuis la loi de 2002, la prise en compte des droits des usagers n’a cessé d’être réaffirmée dans les textes législatifs, et de devenir une réalité incontournable pour tous les acteurs du champ social, sanitaire et familial. La philosophie de ces textes de référence est de restituer aux usagers leurs droits fondamentaux à être écoutés, entendus, pris en compte dans leur attentes et leurs besoins, d’être respectés dans leurs choix ou leurs refus. Dès lors il s’agit pour les intervenants de les impliquer activement, construire des projets avec eux puis mettre en place des actions concertées. Cela nécessite pour tous les professionnels de l’accompagnement des changements dans leur manière d’être, d’agir, de dire et de questionner leur posture professionnelle.

Si nous envisageons un placement pour protéger l’enfant de sa famille, celle-ci ne peut pas être un partenaire.

Ce changement de cap a pu être légiféré à travers les lois de 2002 ; loi 2005 sur le handicap ; loi 2007 et 2016 pour le secteur de la protection de l’enfance.

« Ce que tu fais sans moi et pour moi est contre moi » Gandhi

Au niveau sémantique, la dénomination a également changé bénéficiaires ->  usagers -> personnes accueillies.

On distingue plusieurs niveaux dans la participation :

– informer : indique à la personne ce  qu’on va faire pour elle.

– consulter : on lui demande son avis

– co-construction : la personne peut faire des propositions pour sa situation

La loi de 2016 demande à ce que tous les Conseil Départementaux mettent en place le Projet Personnalisé de l’enfant. Or ce PPE n’est pas encore mis en place et peine à l’être car il n’y a pas de  « mode d’emploi ». De plus la demande de participation des usagers peine à se mettre en place. Peu d’institutions associent les familles aux synthèses. Les usagers eux-mêmes peuvent dirent « ça sert à rien » « je me sens manipulé ».

Dans notre pratique il est important de ne pas partir du « toxique » mais plutôt des compétences. Ces compétences peuvent être activées par plusieurs leviers :

– le lien d’attachement parents/enfants

– le lien Transgénérationnel (expérience d’avoir été enfant)

– le contexte relationnel (famille élargie, soutien extérieur)

Ex : au lieu de pointer les carences des parents et leurs dysfonctionnements il s’agit plutôt de les questionner sur « quel besoin à votre enfant ? », « pensez-vous qu’aujourd’hui vous êtes en mesure de répondre à ce besoin ? » « Comment pourriez-vous faire pour répondre mieux à ce besoin ? »

Il est important d’évaluer avec le parent où ils en sont et vers quoi nous pouvons les aider.

De cette manière le parent se raconte et de ce fait accède à une responsabilité. (cf. Identité Narrative de Paul. Ricoeur)

La question de l’aide contrainte doit être abordée et travaillée dès le départ et avant toute autre intervention éducative. Tant que les parents n’ont pas compris la raison de l’intervention (ou du placement) les aides proposées ne seront pas effectives.

Technique d’intervention : l’Approche médiation.

source: https://sites.google.com/site/michelesavourey/

L’intervention Québécoise basée sur les technique de médiation, ou l’on part sur un postulat positif, ou l’on considère que toute personne a des bonnes raisons d’agir, de réagir et a un sens pour la personne et doit être pris en compte pour trouver des solutions. Cette pratique donne lieu à de l’écoute empathique.
Cette approche propose trois grands changements :

– de regard : considère la personne plus que le problème

– de posture faire pour > faire avec

– de pratique  avec une méthodologie différente.

L’évaluation se fait avec le parent : le point de départ est l’état de l’enfant. Le parent et l’intervenant repèrent ensemble les besoins insuffisants et insatisfaits qui menacent la sécurité de l’enfant. La démarche nécessite de faire la différence entre un besoin et une demande et avancer par petits objectifs. Cette démarche est essentiellement participative. Exemple d’intervention axée sur l’approche médiation avec des parents séparés en conflit et ayant des répercussions sur leurs enfants : « seriez-vous d’accord pour réfléchir ensemble, quel que soit le degré de votre conflit, pour trouver des solutions pour protéger votre enfant de votre conflit ?

L’approche médiation « renforce l’implication des personnes concernées dans la résolution de leurs difficultés. Elle offre aux acteurs sociaux, mandatés ou non, une méthodologie rigoureuse, inspirée de la médiation familiale, incluant une prise en compte de chacun dans un esprit de collaboration. Elle leur propose des moyens concrets pour accroître leur capacité de gestion et de dépassement des conflits. Elle augmente leur sentiment d’efficience professionnelle. Elle ouvre pour tous de nouveaux possibles ».

Cette pratique permet notamment de transformer une situation de contrainte de travail, en collaboration. Elle assure un mandat de protection et intervient là où en sont les familles.

Le processus peut se résumer en cinq étapes : source cairn.info

En protection de l’enfance, comme habituellement, il appartient à l’intervenant de fixer en premier lieu, s’il est en début d’intervention, le motif et les objectifs de sa mission de la façon la plus concrète possible.

Ensuite, il écoute les intéressés afin que leur propre parole soit réellement prise en compte : leur évaluation de la situation, leurs tentatives antérieures, leurs attentes éventuelles (ils peuvent ne pas en avoir puisqu’il s’agit d’intervention sous contrainte).

  1. La première étape c’est l’accueil. L’accueil du désordre, car lorsqu’il y a conflit tout est mélangé : notre vision de ce qui pose problème et de tout ce qui s’y rattache, ce qu’on veut, ce qu’on ne veut pas, la faute à qui, tout ce qui ne va pas, les émotions, ce qu’on a déjà tenté…

À la fin de cette étape le médiateur doit être capable de proposer une reformulation globale de la situation-problème qui recueille l’assentiment de tous. Elle doit inclure les perceptions et les opinions de chacun sans jugement et être la plus concise possible.

Ce premier pas permet d’apaiser les tensions car chacun s’est senti écouté, entendu et repris dans la formulation finale qui devient une formulation commune à tous. L’escalade habituelle en situation de conflits, de tensions est stoppée. Rien n’est solutionné, mais ensemble nous sommes prêts à partir dans une autre direction…

À l’issue de cette étape, il est possible de synthétiser pour qui la situation est problématique (services sociaux et/ou famille ?) En quoi ? En utilisant des termes accessibles et des critères objectivables et présenter aux intéressés l’ensemble de la démarche.

  1. La deuxième étape c’est le décodage des besoins. Elle est fondamentale pour le processus.

L’objectif de cette deuxième étape sera de clarifier pour chacun les besoins profonds en jeu dans le litige. Nos « vrais » besoins se cachent sous nos émotions, nos perceptions, nos opinions, nos récriminations, nos agressions. Le besoin est différent du désir, de la demande ou même d’un intérêt. Il renvoie au nécessaire, à l’indispensable pour vivre et se sentir en vie. Il renvoie davantage à « l’être » qu’à « l’avoir ». Ces besoins fondamentaux sont notamment décrits par la pyramide de Maslow

L’intervenant va donc aider chacun à clarifier ses propres besoins en utilisant l’écoute active, la reformulation. Les besoins des personnes sont validés par les intéressés eux-mêmes. Ils ne sont ni induits, ni le résultat d’interprétations. Le postulat de départ est  que nous avons tous la capacité de nommer nos besoins, même en situation difficile, si nous recevons un accompagnement approprié. Il n’y a pas nécessité que chacun comprenne les besoins des autres, juste les entendre et les prendre en compte.

À l’issue de cette phase, les revendications de droits, les plaintes, les demandes, les peurs, les rapports de force, de menaces, sont transformés en besoins différenciés. Il a fallu les décoder, les nommer, les faire valider par les intéressés, les prioriser lorsqu’il y en a beaucoup, les faire entendre par les autres protagonistes du conflit.

En protection de l’enfance, l’acteur social à ce stade garde son rôle d’expertise. Il doit avant tout, qu’il soit travailleur social ou psychologue, avec ses moyens habituels (entretien avec le jeune, bilan psychologique, travail en réseau…) observer, évaluer les difficultés, les risques, les facteurs de danger pour l’enfant, mais en les nommant ensuite aux intéressés comme des besoins insatisfaits. Exemples : besoin d’arriver à l’heure à l’école pour se sentir comme les autres ou besoin de ne plus être exposé à des situations violentes entre adultes ou besoin d’avoir le droit d’aimer et garder des liens avec ses deux parents. Il n’y associe ni jugement, ni causalité éventuelle, ni amorce de solution !

Ensuite, après avoir nommé en termes de besoins à satisfaire le problème qui justifie son intervention, il va donner la parole aux adultes concernés. En les écoutant, en reformulant, sans interprétation, au plus juste de leur expression, le professionnel va les aider à décoder et valider leurs propres besoins qui peuvent être de tous ordres et bien différents des représentations, des « diagnostics » habituels des travailleurs sociaux.

  1. La troisième étape: les options. L’intervenant à cette étape va ouvrir des possibles, en proposant un espace de créativité, où chacun, (y compris le médiateur) sera invité à suggérer des options. Du coup, la « solution» initiale de l’un ou l’autre devient une option possible, qui sera examinée au milieu du reste. Et les options du professionnel ne sont pas « meilleures » que celles des intéressés.

C’est de façon active que le professionnel utilisant « l’approche-médiation » va impliquer les personnes concernées à chercher avec lui des options, des propositions visant à répondre à l’ensemble des besoins repérés à l’étape précédente. Ceux de l’enfant bien sûr, mais également les leurs.

  1. Quatrième étape: Discussion et choix des accords. Là, les intéressés en service indépendant vont discuter, échanger sur les options possibles, rejetant celles qui ne conviennent pas à l’un ou l’autre et gardant celles qui leur semblent acceptables ou à discuter. Ici, le médiateur se retire de l’échange, il reste « neutre» quant à la nature des échanges, régulant seulement la communication.

Il y a lieu parfois de vérifier avec les intéressés comment chaque option satisfait à la fois les besoins des uns et des autres et de rejeter ainsi celles qui ne rempliraient pas ce « contrat ».

Très souvent, lorsqu’aucune option ne retient l’assentiment général, il y a lieu de revenir à l’étape précédente car cela montre qu’il y a d’autres besoins cachés ou mal identifiés jusque-là. Ensuite nous développons à nouveau d’autres options incluant les nouveaux besoins repérés.

À cette étape l’intervenant va « partager » son pouvoir de discernement, de proposition, voire de décision avec les intéressés, en cherchant avec eux les moyens et solutions les plus adaptés parmi les options, pour eux et leurs enfants. Les choix doivent se dégager d’un consensus et non d’une adhésion plus ou moins « forcée » à la vision du professionnel.

  1. Cinquième étape: Modalités de l’entente. Il appartient là aussi aux intéressés de définir le type d’entente qu’ils souhaitent. Selon les personnes et les situations, les accords peuvent être verbaux ou écrits, rédigés à l’attention d’un magistrat pour officialisation ou sous forme d’engagement moral qui reste alors du domaine privé.

Ce moment est celui de l’engagement en cohérence avec l’ensemble de la démarche. Il permet de concrétiser les ententes choisies. C’est également le moment de l’articulation de la sphère privée et de la sphère publique puisque ce document sera la seule trace du chemin parcouru et pourra être utilisé auprès de tiers : magistrat bien sûr, mais aussi avocats, travailleurs sociaux ou autres.

En protection de l’enfance la démarche se finalisera selon les circonstances de façon très différente. Il peut s’agir d’un contrat dans une famille recomposée par exemple, signé par tous, des propositions communes de parents séparés reprises dans un document également signé… ou un accord verbal qui ne justifie pas de trace écrite.

Ici ont été évoqués plusieurs exemples: maltraitance psychologique, négligence, trouble du comportement d’un adolescent, parents séparés, famille recomposée… afin de montrer comment « l’approche-médiation » s’adapte aux diverses situations familiales ainsi qu’aux différentes problématiques rencontrées en Protection de l’enfance administrative ou judiciaire.

À noter que cette approche est également efficiente pour le travail d’investigation et le travail en réseau avec les différents partenaires.

Les limites de cette intervention se situent  avec des personnes qui sont sous emprise car elles ne seront pas en mesure de parler en leur nom propre, les personnes souffrant de maladies mentales importantes (paranoïa, schizophrénie par exemple) ou des personnes montrant un fort désintérêt pour leurs enfants.

Des ouvrages abordent cette nouvelle approche :

 « Recréer les liens familiaux  médiation familiale et soutien à la parentalité» écrit par Michele Savourey Edition chronique sociale.

« Famille et pratiques sociales : l’approche médiation : posture et initiative » écrit par Joelle Piovesan et Michel K. Laflamme Edition chronique sociale

« Protection de l’enfance et de la jeunesse. Comment accompagner la famille autrement » écrit par Pierrette Buisson et Michel Savourey.

Exemple d’expérience favorisant la participation des bénéficiaires :

♦ Expérience à MIGENNES (Bourgogne) dans un service éducatif de PAED/ appartement extérieur et habitat collectif. (A l’origine ce centre était un centre maternel).

Il accueille un public varié (mineurs couple femme ou homme seuls) souffrant de différentes problématiques (toxicomanie, handicap psychique ; précarité…). Dans le cadre des PEAD et pour répondre au manque d’assistantes familiales l’association fait appel à des assistantes maternelles (pour l’accueil en journée) en utilisant le droit PAJE des parents (donc c’est eux qui financent la garde de leur enfant). Cette organisation permet à la famille et à l’enfant d’être secondée.
Dans cet établissement les familles participent aux synthèses. L’équipe pluridisciplinaire (TISF ; ME ; ES ; Psy, IDE ; AS ; auxiliaire puéricultrice) a construit plusieurs outils car l’abstraction est difficile pour le public accueilli. Par exemple, des échanges sont faits pour repérer les dangers domestiques dans une maison (dans la maison de l’usager), parler de l’alimentation de l’hygiène et du sommeil et échanger les expériences entre les parents.  Les familles ont accès au questionnaire d’évaluation, cela leur permet d’être rassurés sur les critères que les professionnels observent. La durée des mesures est de 6 mois (18 mois avant). La séparation  est travaillée avant d’être acté ce qui diminue la violence du placement.

♦ En 2000, une expérience nouvelle est créé : Université populaire des parents.

Il en existe 33 en France sur des thématiques différente selon la région.Les parents d’enfant en situation de vulnérabilité apportent leur pierre à la réflexion des pratiques. Les parents ont la possibilité de participer aux rapports de fin de mesure envoyée au prescripteur en plus du rapport d’évaluation envoyé par le professionnel.

 

Erika Boiziot – ADJ le PATIO

6 ans déjà…

Le Service d’Accueil de Jour « le Patio », est un dispositif qui propose des mesures administratives ou judiciaires à des parents qui ont un enfant âgé entre 6 et 17 ans. Ce dispositif intervient au titre de la protection de l’enfance et sa mission première est la prévention du placement. A sa création, il y a 6 ans, l’autre mission principale de l’Accueil de Jour était un accompagnement aux fins de placement. Si cette orientation-là est bien présente dans les accompagnements proposés par ce dispositif, elle est nettement minoritaire face aux accompagnements au titre de la prévention.

Après 6 années de fonctionnement, ce sont 109 enfants qui ont bénéficié de cet accompagnement. Si pour la majorité d’entre eux, à l’issue de la mesure en Accueil de Jour, il n’y a pas eu d’autre mesure éducative, il n’en demeure pas moins que quelques placements n’ont pu être évités. Nous faisons cependant le pari que pour ces jeunes, le placement qui aura pu être travaillé, accompagné prendra un autre sens que celui d’un déchirement et in fine sera plus court.

L’Accueil de Jour est un dispositif pour qui le maillage partenarial est plus qu’essentiel pour les familles que nous accompagnons. Ainsi nous sommes amenés à collaborer avec tous les autres partenaires qui peuvent un jour croiser le chemin des parents et jeunes accompagnés (service de soin tant pour adultes que pour enfants, CMS, éducation nationale, prévention, justice…).

De la même façon, ce sont ces partenaires qui parce qu’ils nous connaissent et nous reconnaissent dans notre spécificité nous adressent des familles qui sont en difficultés dans l’éducation de leur enfant.

Aujourd’hui, l’accueil de jour est à un virage tant dans sa pratique que dans son histoire et cela en lien avec le projet porté par l’ensemble de l’UPAES. Gageons que ce virage attendu par nos collègues villeneuvois sera une opportunité de plus de démontrer le nécessaire développement de dispositifs alternatifs en matière de protection de l’enfance.

 

                                                                                                                                             Elodie CARRILLON

Être et savoir référent

Je ne vous donnerai pas la définition de référent en protection de l’Enfance ; vous en avez sûrement une idée. Mais je vous parlerai ici des états, des émotions, des sentiments qui nous traversent lorsque nous exerçons ce rôle ; lorsque nous expérimentons cette fonction, lorsque nous éprouvons cette place, lorsque nous côtoyons cet Autre en souffrance. Oui car il est question d’une place centrale, de liens, au croisement des diagonales, celles qui essayent de relier bon an mal an un enfant à sa famille et le plus souvent à sa mère. Ces mères qui ont un jour enfanté et à qui la justice vient leur dire toute leur incompétence et parfois toute leur maltraitance. Il y a neuf ans arrivait au service un petit bout de trois ans, fier de nous montrer des chaussons Spiderman qu’il ne quittait jamais. On devait le « séparer » pour qu’il soit « lui ». Neuf ans que je suis sa référente, celle qui reste là, présente, permanente au gré des changements vécus comme des tempêtes. Son comportement est tel que les assistants familiaux jettent l’éponge les uns après les autres et passent le relais, épuisés, vidés, se demandant s’ils font bien de faire ce métier.

Une, deux, trois, quatre, et bientôt cinq familles d’accueil et toujours les mêmes questions. De son côté, du haut de ses douze ans, il peut dire aujourd’hui, ce qui l’aura fait le plus souffrir, c’est son départ de sa première famille d’accueil, il parle aujourd’hui d’abandon. Il avait besoin d’y grandir, ils ont choisi de partir ; il n’a plus jamais voulu ensuite se laisser apprivoiser, lui qui préfère agir tel un petit animal car au moins dans cet état il ne pense pas.
Être référent, c’est accompagner cette séparation de la mère, ces premières rencontres avec la famille d’accueil, les retrouvailles médiatisées, et s’essayer à ces nécessaires accordages au gré d’une musique pas si douce. Après neuf ans d’interventions, de visites médiatisées, de présences au domicile, un lien s’est malgré tout tissé avec cette mère. Au moment de l’accueil, elle m’a menacé « de me planter » car j’étais pour elle une menace. Aujourd’hui elle peut dire à plusieurs reprises ne pouvoir imaginer faire sans moi.

« Maman a dit que tu as toutes les cartes en main » « Ah bon, mais tu comprends quoi toi ? » Car nos échanges à trois ne sont que des interprétations, des suppositions. Ce que je crois penser et me dire n’a pas en moi la signification qu’ils espéraient. Alors nous cherchons à nous accorder, à deux, puis à trois, puis aussi avec mon collègue assistant familial. Nous faisons équipe car face à la psychose, qui peut se croire assez équipé ? Y-a-t-il une formation, un colloque à me conseiller ? Non, la psychose cela se rencontre, cela s’éprouve, cela se réfléchit. La psychose de l’un, la psychose de l’autre, leurs délires à deux, mais comment ne pas y perdre son latin et surtout son âme de travailleur social. J’ai souvent eu envie de jeter moi aussi l’éponge. L’appui, le soutien, l’aide à penser de l’équipe avec notre psychologue, notre psychiatre permet de rester référent, permanent, tolérant, modeste dans les objectifs, à se fixer quant à la « parentalité » d’un tel parent en souffrance.

Aujourd’hui, cet enfant, nous pouvons dire avec espoir, qu’il est « lui », séparé psychiquement de sa mère, ils parviennent à partager ensemble un week-end par mois et bientôt deux. Alors que nous avons dû médiatiser leurs rencontres pendant plus de huit ans… en raison de leur « lien fou ».

Être référent d’un enfant, c’est être aussi celui d’un parent, d’un assistant et c’est peut-être pour cela que le temps à l’UPAES prend tout son temps, tous ces liens en ont besoin pour se construire. A l’UPAES nous essayons de lier, dénouer, tisser, retisser, raccommoder et faire tenir des liens, des relations, chacun à sa place, chacun de sa place, à celle qu’il veut bien tenir.

Nous ne naissons pas parent, ça c’est sûr. Nous le devenons comme nous devenons référent, après avoir décidé de travailler avec de telles situations mais c’est avant tout accepter tous les imprévus, accepter toutes les émotions, les déferlantes qui peuvent aller de la crainte à l’émerveillement. C’est faire le grand écart en permanence et ce n’est qu’avec le temps que l’on apprend à s’assouplir, sans fléchir, ni rompre.

Être référent c’est tenir grâce aux phares de l’équipe pour avancer avec les familles sur un chemin toujours incertain ; et arriver parfois à bon port ensemble.

P.S. : les seuls atouts que j’ai aujourd’hui en main sont la carte de la confiance, obtenue après bien des échanges et peut-être la carte de l’espoir car l’avenir se dessine plus harmonieusement.

 

Laurence PLANES, éducatrice Spécialisée au PF AGEN

Le Concours de dessin de la CNAPE « Dessine les évènements qui ont marqué ta vie ».

En février 2018, l’équipe du Patio propose aux jeunes accompagnés de participer à un concours national de dessin organisé par la CNAPE (Convention Nationale des Associations de Protections de l’Enfance).

La CNAPE est un ensemble associatif dynamique et engagé sur l’ensemble du territoire national. Elle fédère 125 associations qui gèrent plus de 1 000 établissements et services, 11 fédérations et mouvements, une association nationale d’usagers et des personnes qualifiées.

Leurs objectifs d’actions sont d’investir le champ des politiques publiques relatives à l’enfance et à la jeunesse pour :

  • Assurer la protection des enfants et des jeunes.
  • Promouvoir le respect de leurs droits et la réponse à leurs besoins fondamentaux.
  • Participer à leur éducation et les accompagner vers leur autonomie.
  • Contribuer à leur bien-être et à leur bientraitance

Le concours avait pour thème « Dessine les évènements qui ont marqué ta vie », le support était une feuille A4 divisée en 6 cases. Le dessin devait évoquer les 6 principaux évènements de la vie de l’enfant ou du jeune dessinateur.

Il y avait trois catégories selon l’âge (6/12 ; 13/16 ; 17/21 ans).  Seuls ceux qui le souhaitaient ont participé à ce concours.  Douze jeunes ont ainsi envoyé leurs dessins.  La participation à ce concours étant individuelle, chaque enfant a rempli un bulletin de participation avec l’autorisation parentale.

Les dessins ont été réalisés dans la cadre d’une activité du Patio, permettant ainsi à chacun de prendre le temps de se poser pour réfléchir aux évènements marquants de sa vie.

Les dessins ont été envoyés, et, à la surprise générale, le 8 juin dernier nous avons reçu un colis avec un courrier stipulant que quatre jeunes avaient remporté un lot (3 dans la catégorie 6/12 et 1 dans la catégorie 13/16), clés USB, jeux de société…

Les jeunes (et les éducatrices avec eux) ont été ravis de leur participation à ce concours.

Julie ROUMAZEILLES et Anne-Claire GILBERT

Atelier « Musique, chant et créativité : une rencontre avec soi. »

Dans le cadre des activités proposées par l’Accueil de Jour Le Patio en 2018, nous avons co-construit un atelier de musique et chant avec Cédric Moulié (musicien et musicothérapeute Agenais). Après avoir collaboré avec de nombreux artistes sur plus de 500 concerts et une quinzaine d’albums, il crée son propre studio. : L’Atelier.
Il anime des Ateliers d’Accompagnement artistique destinés à tous – professionnel et amateur.  Musicothérapeute diplômé du Centre International de la Musicothérapie à Paris, il propose des suivis individuels ou en groupe. Au travers de ce nouvel atelier proposé aux jeunes du service, nous avons souhaité mettre en avant le potentiel créatif de chacun et le sublimer dans une dimension collective. Il s’agissait d’envisager l’écriture, la mise en musique, l’interprétation et l’enregistrement de chansons originales. L’idée étant de proposer aux jeunes de l’accueil de jour un espace d’expression complètement libre, avec un cadre sécurisant et un résultat valorisant. Ce travail leur a permis d’entrer en contact avec leur potentiel créatif afin de développer leur autonomie et leur capacité d’adaptation.

Pour cela il a été question de :

– Proposer des clés afin d’élaborer et de donner du sens à leur vécu

– Mettre les jeunes au contact de leur propre créativité

– Leur permettre de vivre les notions nécessaires à leur évolution

– Les placer au centre du processus de création.

Les objectifs de ce projet étaient :

– Participer à un jeu rythmique, soutenir une écoute prolongée

– Se respecter, respecter les autres et les règles de vie collectives

– Être capable de communiquer et de travailler en équipe, ce qui suppose savoir écouter, faire valoir son point de vue

– Savoir respecter des consignes

– Développer sa persévérance

– Conscience de la nécessité de s’impliquer, de rechercher des occasions d’apprendre

– S’engager dans un projet collectif

– Curiosité et créativité

– Motivation et détermination.

Cet atelier nous a permis de proposer aux enfants de travailler sur :

–  La maîtrise de la langue française

– l’Autonomie et l’initiative (possibilité d’échanger, d’agir, de choisir et développer sa capacité à juger par soi-même)

–  Des jeux vocaux et rythmiques (voix, instruments).

L’atelier a eu lieu au « Studio l’Atelier » chez Cédric Moulié à Pont Du Casse les mercredis après-midi de 13h30-15h.

Les ateliers ont eu lieu tous les mercredis entre le 18 avril et le 20 juin, avec deux groupes en alternance.

Durant  les ateliers les jeunes du Patio ont écrit une chanson par groupe d’âge. Pour chaque chanson un clip a été tourné et une bande son enregistrée. Pour chaque atelier, Cédric Moulié a proposé des étapes : échauffement de la voix et du corps (exercices de relaxation) . Ensuite chaque groupe a pu écrire le texte ; chaque enfant a donné son avis et co-construit ensemble. Pour les plus grands le thème retenu a été la nature et pour les plus petits ça été la musique.

L’échauffement de voix s’est fait en groupe. Les jeunes ont aussi pu créer le rythme et la mélodie de chaque chanson, laissant ainsi libre court à leur imagination et à leur créativité. Chaque enfant a pu prendre du plaisir dans ces moments, à travers l’improvisation, le piano à quatre mains, le dépassement de soi, l’audace à être seul face au micro, face aux autres. Beaucoup de respect et de plaisir ont rythmé ces ateliers.

Les parents des enfants concernés par ce projet ont eu le DVD et le CD réalisés de leur prestation.

Lien vers site et coordonnées Cédric Moulié http://www.cedricmoulie.fr/officiel/

 

Virginie NEGGAR et Anne-Claire GILBERT