Le CADA c’est la santé.

La question de l’accès aux soins est un des points central du processus de demande d’asile.

Suite à leur parcours de vie, ce public garde souvent des séquelles physiques et mentales qui ont motivé leur parcours migratoire ou qui en découlent.

Ils sont nombreux à leur arrivée, à se retrouver dans une situation de vulnérabilité.

Les demandeurs d’asile ont sur le sol français, tous accès garanti à la Couverture Maladie Universelle (CMUC), soit une prise en charge à 100%.

Bien qu’en apparence notre système de santé soit idéal à une intégration réussie, en pratique c’est moins évident.

La complexité des démarches administratives, des délais de consultation, l’accès ou les échanges compliqués avec les différents professionnels de la santé sont bien réels. La barrière de la langue constitue un obstacle supplémentaire. Le CADA se voit régulièrement reproché l’absence d’interprète lors des consultations. Il n’y a pas de budget pour cela mais bien entendu, pour les cas les plus graves ou les plus difficiles, nous prenons cette charge.

La réforme actuelle de notre système de santé a surement pour but d’améliorer ces désagréments. Dont acte.

A cela viennent parfois s’ajouter des pathologies spécifiques sur lesquelles il convient d’agir au plus vite.

Quand une prise en charge médicale et psychologique d’urgence est nécessaire, le CADA peut avoir recours à certains partenaires comme les Permanences d’Accès aux Soins de Santé (PASS), l’Equipe Mobile Psychiatrie Précarité (EMPP), les Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI).

Le service de santé du CADA n’en oublie pas moins de rappeler à certains demandeurs d’asile, que si pour eux la santé n’a pas de prix, pour d’autres, elle a un coût.