Mon passage au service juridique et judiciaire.

En avril 2018, j’ai intégré le service juridique et judiciaire de Sauvegarde grâce au service civique. Celui-ci m’a permis de partager pendant 8 mois le quotidien des personnes y travaillant, au travers de la mission qui m’a été proposé : contribuer à l’amélioration de la prise en charge de victimes d’infractions pénales et à la promotion des actions d’un service d’aide aux victimes.

J’ai découvert une association très diversifiée dans l’aide à la personne et notamment un service centré sur l’aide aux victimes dans le domaine pénal. J’ai reçu un accueil très chaleureux de la part de toute l’équipe. Je me suis sentie à l’aise et en bonne compagnie, ce qui m’a permis d’aborder ma mission dans de bonnes conditions et de façon sereine. J’ai pu trouver ma place facilement, je dirai même de façon naturelle. J’ai beaucoup apprécié l’équipe que j’ai intégré, mais également la problématique traitée et ce que représente l’aide aux victimes.

Le monde de la justice m’était plutôt inconnu ainsi que le droit pénal. J’ai découvert un univers à la fois riche, complexe, dur mais nécessaire à la société. L’atmosphère qui règne dans un tribunal notamment dans une cour d’Assises est si particulière qu’on ne peut l’oublier. En effet, il existe un paradoxe entre l’attrait pour le procès d’Assises et les faits effrayants qui y sont jugés. De plus, le comportement de l’être humaine face à cette situation peu commune est très intéressant, que ce soit le fonctionnement psychique du prévenu ou que ce soit celui de la victime. J’ai pu participer activement à la prise en charge de ces personnes victimes d’une infraction par l’écoute, la compréhension de la situation, l’information et l’accompagnement au procès.

Ce qui est assez incroyable, c’est que lorsque je me suis lancée dans cette mission de service civique pour l’aide aux victimes, je ne savais ni ce qu’était le service civique et encore moins l’aide aux victimes ! L’intitulé de ma mission était attractif mais je ne savais absolument pas en quoi cela consister. Pourtant, j’ai trouvé quelque chose qui me correspondait en terme professionnel par rapport au soutien d’un public ayant un besoin d’aide et d’accompagnement, mais aussi personnellement en entrant dans l’univers du droit et de l’audience pénal qui me fascine par sa solennité et sa droiture.

Pour conclure, j’ai eu la chance de vivre une expérience enrichissante, que j’ai réellement apprécié pour tout ce qu’elle m’a apporté en connaissance mais aussi humainement.

La seule chose que je puisse regretter, c’est que les 8 mois soient finis. J’espère un jour avoir à nouveau la possibilité de contribuer à l’activité de ce service.